
Santé mentale au travail :
productivité, burnout discret
et outils TCC
Pourquoi c’est devenu l’enjeu stratégique n°1 — et un plan d’action concret pour agir, que vous soyez salarié ou manager.
Pourquoi la santé mentale est (enfin) un enjeu stratégique
L’enjeu n’est plus uniquement le « bien-être » — c’est la performance durable et la prévention de l’épuisement. Côté RH, les signaux sont unanimes : une part croissante des leaders observe une hausse des arrêts liés à la santé mentale et une demande de solutions plus préventives et mesurables.
Dans le même temps, les organisations réalisent que des bénéfices santé mentale complets sont devenus un levier d’attraction et de rétention des talents aussi puissant que la rémunération. La question n’est plus « faut-il investir ? » mais « comment investir intelligemment ? »
Burnout discret : quand on « tient »… mais qu’on s’éteint
On parle de « quiet burnout » quand une personne continue à faire le minimum attendu, parfois sans baisse spectaculaire de rendement visible, mais avec un coût interne élevé : fatigue persistante, détachement émotionnel, retrait progressif, impression d’être en pilote automatique.
Ce profil est fréquent dans des contextes de surcompensation (perfectionnisme, sens du devoir), de limites floues (hyperconnexion), ou quand la culture de travail laisse peu de place à la récupération.
Mini-plan TCC : 3 leviers contre le burnout discret
En TCC, on cherche souvent à casser le cercle « épuisement → évitement → soulagement court terme → coûts long terme → épuisement ». Voici un plan simple, compatible avec un quotidien chargé.
Boîte à outils TCC
3 leviers concrets — cliquez sur chaque onglet
La carte « Coûts / Ressources / Évitements » (10 min)
Sur une feuille (ou directement ici 👇), faites 3 colonnes — puis choisissez 1 micro-ajustement par colonne pour la semaine.
💡 Exemple : réduire une réunion non essentielle · remettre une vraie pause déjeuner 2×/semaine · traiter 1 évitement en « petit pas »
Activation comportementale « micro-ressources »
Planifiez à l’avance des actions courtes qui restaurent l’énergie et le sentiment d’efficacité. Pas de sensibilisation abstraite — des actions concrètes et mesurables.
Assouplir une règle interne qui use
Repérez une règle rigide typique et reformulez-la en règle testable et plus flexible :
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« Je réponds en 24–48 h, sauf urgence »
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« Je vise « suffisamment bien » sur A, j’investis sur B »
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« Je dis oui à X si je libère Y »
Anxiété au travail : le protocole d’exposition
L’anxiété au travail se maintient par des évitements : remettre les mails, ne pas relancer, ne pas prendre la parole, éviter les désaccords. Sur le moment ça soulage, mais à moyen terme l’anxiété augmente et la confiance en soi baisse.
Le protocole : choisir une situation évitée, construire une hiérarchie (du plus facile au plus dur), et répéter jusqu’à habituation. Cliquez les étapes accomplies 👇
💡 Répétez chaque marche plusieurs jours avant de monter · Mesurez avant/après (anxiété 0–10, efficacité 0–10)
Culture toxique : quand l’individuel ne suffit pas
Si le problème vient d’un environnement délétère — exigences irréalistes, communication floue, managers non formés — « travailler sur soi » ne doit pas servir à tout absorber.
Quand consulter (ou orienter)
Si la fatigue s’installe, si l’anxiété entraîne des évitements importants, ou en cas d’idées noires — il est recommandé de consulter un professionnel. En cas d’urgence :
Mini-exercice « 1% de mieux »
Quel est le plus petit pas (5 minutes) qui va dans le sens de votre santé mentale au travail aujourd’hui ?
Cet article est informatif et ne remplace pas un suivi individuel par un professionnel de santé mentale.